On y est
Ça y est, on y est. Le jour de ce fameux examen: le jour du Bac. On y est, ce jour tant redouté depuis de nombreuses années. Il faudra rentrer dans cette salle blanche comparable à une prison. Il faudra s'assoir à la table attribuée, étiquetée par un numéro. Numéro associé à notre nom, numéro qui devient identité, numéro comparable aux camps de concentration. Prisonnier de cet enfer. Il faut ensuite découvrir le sujet et compter les 240 minutes qui nous séparent de la réalité. Le sujet parlons en, les bouts de papiers blancs qui nous ont hantés depuis notre entrée dans la scolarité. Je dirais dans notre cas manuscrit. Les réécritures? Et bien réécrivons.
Il faut découvrir rapidement car le temps nous est compté. On gratte peu à peu des mots sur les feuilles bleues ou jaunes suivant notre attributions. Et là il faut carburer, travailler avec acharnement pour obtenir ce fichu diplôme. Après quelques temps l'esprit divague, mais il faut se reconcentrer bien vite car l'horloge avale les heures et les secondes. On entend le compte à rebours dans notre dos. Notre sort est scellé. Au moment de rendre la copie, on a le ventre noué, on se demande si le travail effectué correspondait au attente du bourreau-correcteur. On sort à pas lent. On souffle. C'est fini. On cherche les amis et on débat de la tache accomplie. Est ce que j'ai réussi ? Il faudra attendre un mois avant de le savoir. Attendre c'est le seul mot d'ordre avec espérance peut être. Et le verdict tombera. Quel serra le mien ? Je sens le hors sujet pointé le bout de son nez ...

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