Intro-xpression (le détail)
INTRO-XPRESSION
Un détail ? Qu’est-ce qu’un
détail ? Une partie d’un ensemble, une particularité. Est-ce que
nous-même, nous pouvons être des ensembles ? Et est-ce que si je suis un
ensemble, je peux vous monter un détail
de moi ? J’aimerais vous dévoiler une partie de ma personnalité.
Passer l’éponge.
Je me suis intéressée à cet objet
que l’on utilise tous les jours, mais qui n’a pas une grande importance pour
nous. Objet insignifiant mais qui garde en lui une grande utilité. Pourquoi
l’éponge ne pourrait pas devenir œuvre d’art ? Ni beau, ni laid, l’éponge n’est
pourtant inintéressante à travailler, par sa forme, sa couleur et surtout par
sa matière. Un côté vert, rugueux et qui gratte et un côté plus moelleux et
plus doux à caresser.
J’ai voulu faire comme Francis
Ponge l’a fait dans son recueil de poème Le parti pris des choses, en
s’attardant sur les objets du quotidiens, les étudier, les observer afin de
retranscrire plus que leur apparence mais leur essence même.
Nous ne nous rendons pas compte,
mais l’éponge est un objet qui nous ait nécessaire, elle efface les impuretés.
Mais au final, plus que
l’expression, je me suis rendu compte que j’avais beaucoup de point commun avec
l’éponge. Je suis quelqu’un qui absorbe les paroles des autres, les émotions
qui nous entourent. Parfois c’est de l’eau propre qui sent bon le savon, mais
il arrive que ce soit de l’eau sale, croupie. Et il faut me presser,
c’est-à-dire me pousser à bout, pour que tous ces mots absorbés ressortent.
Mais souvent l’éponge garde les petites particules de saleté et les bactéries
dans son enveloppe. C’est ce que je fais, je garde souvent tout pour moi de
peur de faire du mal ou de la peine aux autres.
Je suis un peu comme une éponge,
moelleuse et gentille d’un côté, rugueuse de l’autre. J’absorbe car c’est ce
qui créer ma sensibilité, comme l’utilité de l’objet.
Mais surtout, je veux passer
l’éponge sur tous mes tracas, sur les soucis quotidiens. Dans la vie on n’a pas
toujours l’opportunité d’effacer mais on peut toujours recommencer les choses en mieux.
Se faire rouler dans la farine.
Je pense que c’est parfois mon cas. Ma naïveté, peut de
temps à autre m’aveugler. Mais cette
naïveté que je considérais comme un défaut, j’apprends à la voir différemment.
Etre naïf, n’est pas toujours un défaut, je pense que cette forme d’innocence
contribue à définir qui je suis. Tout le monde ne sera peut-être pas d’accord,
mais je crois qu’il faut dompter nos défauts pour en faire une force. De toute
manière, ils sont là autant apprendre à vivre avec ! Le risque c’est que
je me fasse rouler dans la farine, justement, mais je prends le risque. Et
puis, de toute manière où est le grand danger ? La farine c’est fin, c’est
doux, presque soyeux !
Être en sucre.
J’ai souvent dit que je n’étais pas en sucre,
sûrement pour dire aux autres que je suis une personne forte et presque
courageuse. Probablement, pour me le prouver à moi-même. Sauf, que j’ai compris
que face aux épreuves, je dois l’avouer je suis un peu en sucre. Je n’ai pas pu
m’empêcher d’être triste et accablée devant les obstacles que la vie a mis sur
mon chemin. Je suis un peu comme c’est grains de sucre, un peu fragile. Dès que
la situation m’échappe, je craque, je fonds comme les carrés de sucre dans le
café. Mais bon il faut voir le bon côté des choses, tout le monde aime le
sucre ! Et en fondant le sucre se transforme en caramel.
Avoir le cœur sur la main.
Je trouve que c’est un peu prétentieux
de le dire, mais il me semble que j’ai le cœur sur la main. Toujours prête à
aider les autres, parfois au détriment de mon propre intérêt. Mais à quoi
servirai-je, si je ne suis pas là pour ceux qui comptent? Pour moi, la loyauté
et le partage sont des valeurs qui me semblent primordiales.
Mais alors, au final, le détail
n’était pas uniquement de mettre en avant des objets ou des choses que nous
n’avons pas l’habitude de voir de près. Le détail le plus important, était de
mettre en lumière certains aspects de moi-même.



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